| |
Ayant
fait partie des états de Savoie, que la
dynastie des Comtes (devenus ensuite ducs) de
Savoie a administré avec sagesse pendant
près de 9 siècles jusqu’en
1860, l’avant-pays savoyard avait su acquérir
une grande importance, puisqu’on avait même
battu monnaie durant une période dans la
cité médiévale de Saint-Genix
constituant aujourd’hui le chef-lieu d’un
des cantons regroupés au sein de notre
région naturelle.
Drainé à l’ouest par le Rhône,
puissant fleuve que l’homme a toujours tenté
de domestiquer, et au sud par le Guiers, torrent
parfois capricieux ayant creusé les gorges
vertigineuses du Frou, l’avant-pays savoyard
est hérissé de deux crêtes
de direction sensiblement nord-sud qui font suite,
sur le plan géologique, aux chaînons
du mont du Jura et viennent épauler les
massifs préalpins, principalement celui
de la Chartreuse.
L’arête la plus importante est celle
du Mont du Chat, suivi du Mont de l’Epine
et du Mont Grêle.
L’arête qui lui est parallèle,
beaucoup plus modeste, est constituée du
Mont Tournier qui plonge vers le sud dans les
gorges de Chailles.
Entre ces deux arrêtes, au fond d’un
vallon se reflètent les eaux du lac d’Aiguebelette,
« perle d ‘émeraude enchâssée
dans un écrin de montagnes vertes »
(Henri Bordeaux).
De nombreux châteaux moyenâgeux, situés
sur les crêtes présentent encore
aujourd’hui des vestiges laissant soupçonner
l’importance de ces constructions parfois
audacieuses, que les seigneurs féodaux
avaient érigées faisant ainsi démonstration
de puissance au sein des états de Savoie,
tout en demeurant les fidèles vassaux de
la maison régnante.
Suite
Du
fait des ambitions des souverains français
voulant s’assurer la voie de passage interrégionale
que constituait la cluse de Chambéry,
l’avant-pays savoyard, comme le reste
de la Savoie fut souvent occupé temporairement
par les armées françaises, de
François 1er, Louis XIV, Napoléon
et même par les espagnols au moment des
périodes de crise de succession de la
maison d’Espagne.
A l’occasion du traité de Paris
(1796), la Savoie et Nice se virent même
cédées au Directoire.
Il faut attendre 1860, année du rattachement
de la Savoie à la France, pour voir la
fin des tribulations subies et des tractations
conduites durant la période qui a suivi
la révolution française, pour
que le peuple de Savoie puisse apprécier
avec une certaine sérénité
son nouveau destin.
Après les deux dernières guerres
fratricides (1914-1918, 1939-1945), sous la
poussée des efforts consentis pour la
mise en valeur de « l’or blanc »
et la réussite des stations de neige,
l’avant-pays Savoyard s’engouffre
à son tour avec ténacité
dans la mise en valeur de ses richesses naturelles,
que constituent le lac d’Aiguebelette
et ses paysages particulièrement verdoyants,
variés et aux reliefs paisibles, assurant
ainsi la pérennité de son économie.
fermer
|